Armée du Salut

Il n’y a encore pas si longtemps, lorsque l’on entrait en conversation avec une personne de connaissance, on s’attendait à ce que notre enfant lui tende la main pour la saluer. Ce geste faisait partie d’un savoir-vivre auquel nous attachions une certaine importance. Un sourire s’affichait alors sur notre visage, lorsque spontanément il prenait lui-même l’initiative de dire « bonjour », accompagné d’un bref serrement de main. Qui n’a pas eu aussi l’occasion, dans une période pas si éloignée, de fixer des limites à ses enfants pour éviter qu’ils ne passent trop de temps devant tous les types d’écrans mis en circulation. Nous leur recommandions plutôt de revoir leurs priorités, en leur expliquant qu’un bon livre pourrait être tout aussi intéressant, et autrement plus formateur, que de céder à une certaine forme de passivité. Jusqu’au jour où tout a basculé. Souvenons-nous, il y a un peu plus d’une année. Tout d’abord, on n’y a pas trop cru. Puis, il a bien fallu l’admettre. Ces moments sont encore très présents dans nos esprits. Parce que, en quelques jours, nos manières de penser ont été remises en question par la crise sanitaire. Désormais, pour beaucoup de choses, il a fallu raisonner autrement sur le champ, au risque d’être contaminé. Finie, pour longtemps, l’idée d’échanger une poignée de main - sans parler de la bise - avec quiconque. Comment expliquer aux plus jeunes que nous entrions dans une ère où seuls la parole et à la limite le coude à coude étaient de rigueur, lorsque nous en venions aux salutations ? Après avoir milité pour une modération de l’utilisation des écrans, les adultes n’ont-ils pas montré le mauvais exemple en se munissant de tous les écrans possibles en vue de communiquer. Au point de s’abrutir, pendant des dizaines d’heures, adoptant de surcroît le travail à domicile, comme pour insister sur le fait que les recommandations passées n’avaient plus cours. De quoi semer le doute chez beaucoup, parmi les enfants et les jeunes gens. C’est justement de ces derniers qu’il s’agit dans ce journal. L’année difficile que nous venons de traverser a bousculé la jeune génération. Elle souffre de n’avoir pas pu vivre normalement un épanouissement qui aurait dû se développer sur un peu plus de quatre saisons. « Pour tous ceux qui vivent il y a de l’espérance... » Ecclésiaste 9 : 4 Cette année que nous venons de vivre a été compliquée pour chacun d’entre nous. Nous avons tous été affectés, d’une manière ou d’une autre par la pandémie et nos vies ont été chamboulées. Au sujet du thème de l’année, la parole est à vous Mais j’ai mis mon espoir en Jésus qui connaît nos inquiétudes et qui m’a donné la force et le courage de persévérer malgré la maladie. Tant bien que mal, j’ai poursuivi ma mission auprès de la jeunesse de mon poste afin de leur faire oublier, ne serait-ce que quelques instants, cette crise sanitaire. Nous avons pu nous retrouver de manière virtuelle et ainsi poursuivre des activités dans le respect des règles sanitaires. Nous voulons continuer à vivre, sourire, danser et être heureux afin de rester positifs et de garder l’espoir. Je souhaite ainsi que chacun puisse transmettre sa bonne humeur autour de lui, à ceux qui se sentent seuls, qui ont faim ou qui ont besoin de soutien. Avec les paroles de ce chant des Porteurs de Flambeau : « Quand Dieu est là, je n’ai pas peur, il me tient dans ses bras, quand tout est noir, il reste auprès de moi... » , je me rappelle que Dieu s’occupe de tout, Il est notre espoir ! Océane Gadan référente jeunesse - Poste de Dunkerque Bien évidemment, un tel manque ne se comble pas d’un claquement de doigts. Il faudra encore faire preuve de patience, au cours de ces prochains mois. Avant que tout ne reprenne vraiment, laissant le temps à nos jeunes de réfléchir avant tout à leur projet de vie personnel et, peut-être, à la possibilité qui se présente à eux de servir Dieu dans l’Armée du Salut. Colonel Daniel Naud Chef de Territoire Tendre la main... Édito 2 En Avant

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