Armée du Salut

Les majors David et Florence Vandebeulque ont été pendant près de 11 ans en charge du développement du Service jeunesse de l’Armée du Salut en France et en Belgique 1 . Convaincu que les jeunes constituent une bonne part des forces vives de notre « Armée », le major les encourage à prendre des responsabilités et des initiatives dans le cadre de la vision Action Jeunesse, Foi & Service . Que représente pour vous l’espoir pour la jeunesse ? David Vandebeulque : Il peut paraître difficile de parler d’espoir en cette période troublée qui fait dire que la jeune génération a été sacrifiée. Si je me replace dans un contexte plus large en envisageant l’avenir, je résumerais cela avec un mot, la « responsabilisation » des jeunes dans leur engagement spirituel. Le service jeunesse de l’Armée du Salut est prêt à confier aux jeunes membres actifs certaines missions dans le cadre de nos activités et de nos programmes. Certes, la délégation d’une responsabilité revêt toujours une prise de risque, mais en étant accompagnés, les volontaires pourront développer leurs compétences et prendront de l’assurance. Nous voulons aider les jeunes à trouver leur place dans la société et à être acteurs au sein de notre organisation. Ils sont toujours prêts à relever des défis, si nous leur faisons confiance. Comment responsabiliser des jeunes ? D. V. : Le service AJIR 1 a souhaité s’entourer de jeunes qui s’engagent : des responsables locaux et référents territoriaux pour la jeunesse. Ces derniers, dix-neuf bénévoles, sont répartis sur tout le territoire, en France et en Belgique. Ils exercent un ministère particulier parmi les enfants et les adolescents. Leur mission consiste à animer les activités mises en place en accompagnant enfants et adolescents dans la découverte et le développement de la foi, en les encourageant à vivre leur relation à Dieu de façon dynamique et en les motivant à s’engager à son service. L’espérance d’une jeunesse dynamique Concrètement, ils font partie de différents comités et commissions, club d’enfants, Porteurs de Flambeau (scoutisme), communication, art et musique… et participent ainsi à la mise en œuvre des projets au profit de la jeunesse. Ces référents sont à l’écoute des besoins exprimés par les jeunes au sein de leur communauté et en sont les porte-parole. Ils peuvent être amenés à organiser des événements ponctuels aussi bien au niveau local que territorial. Quelle est la place du référent jeunesse au sein de sa communauté ? D. V. : Le référent jeunesse est un soutien pour l’officier de poste. En mettant en œuvre les différentes initiatives, il s’inscrit dans l’organisation de la communauté, se forme en enrichissant ses compétences et s’implique dans les différentes missions menées par l’Armée du Salut. Notre ambition est que chaque jeune puisse s’épanouir et se révéler dans sa responsabilité, rassuré par l’accompagnement bienveillant d’un aîné. Tout comme Jésus a formé ses disciples afin qu’ils portent à leur tour la Bonne Nouvelle, les jeunes incitent d’autres jeunes à prendre la relève. Quel est votre message d’espoir pour les jeunes en ce temps de pandémie ? D.V. : Nous attendons tous la fin de la « distanciation sociale ». C’est encore plus vrai pour les jeunes qui espèrent pouvoir bientôt à nouveau se rencontrer « en vrai » et non plus seulement au moyen des réseaux sociaux. Certes, ces outils ont permis de garder des liens précieux, voire de les renforcer, mais les jeunes ont besoin de se voir et de partager des temps conviviaux. Plein de projets (séjours d’été, programme pour la rentrée, formations... ) nous permettront de nous retrouver durant l’été et à la rentrée prochaine pour partager des moments festifs qui nous feront oublier ces temps de solitude et d’isolement. Alors que je m’apprête à prendre de nouvelles responsabilités en tant qu’officier de poste, je souhaite laisser aux jeunes avec lesquels j’ai œuvré durant ces dernières années ces paroles de la lettre de Paul aux Colossiens, chapitre 1, versets 28-29 : « C’est ce Christ que nous annonçons. Nous donnons à chacun des conseils et un enseignement avec toute la sagesse possible, pour que tous deviennent adultes dans le Christ. C’est pourquoi je travaille et je lutte avec la force du Christ qui agit en moi avec puissance. » Entretien réalisé par Cécile Clément Instant de complicité 1 Les majors ont tout d’abord occupé la fonction de Coordinateurs Territoriaux Jeunesse avant de devenir Secrétaires Territoriaux Jeunesse. 2 AJIR = Service jeunesse de l’Armée du Salut : Action Jeunesse, Foi & Service Interview DOSSIER Une jeunesse engagée 5

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